Les pieds de Geraldine Rojas

Quand j’étais à Buenos Aires, j’avais eu la chance de la voir danser « en libre » au Sunderland Club. Une amie porteña me disait qu’elle avait des mains à la place des pieds. Une telle souplesse dans le fameux empeine était impressionnante. (Il vous manque un mot? Allez vite l’apprendre, vu qu’il sonne tellement mieux que sa traduction, le « cou-de-pied« , à ne pas confondre avec le « coup de pied« ! Voir de même pour l’abrazo)

La vidéo mentionnée ci-dessous, que je viens de voir, me remet dans cette ambiance, me donne envie d’écrire, et me ramène vers le tango que j’aime. Celui où l’homme est là pour mettre en valeur la femme, et non pour montrer tous les trucs qu’il sait faire. Javier Rodriguez sait qu’il sait faire plein de choses, n’a pas besoin d’en rajouter, et la met en valeur magnifiquement. Respect. Le corollaire: je ne l’ai même pas inclus dans le titre de mon billet. Mais je suis sûr qu’il me pardonnera.

Depuis cette soirée au Sunderland, il y a maintenant 2 ans, j’ai toujours voulu écrire sur le sujet. Je crois que c’était lors de la même soirée qu’Osvaldo Zotto et Lorena Ermocida nous avaient gratifiés d’une magnifique et prenante démonstration improvisée, mais alors beaucoup plus sobre et moins surfaite que celle qu’il a donnée en mai passé à l’occasion des Tangofolies, avec une autre (sa nouvelle?) partenaire.

Je vois une énorme différence d’effet entre 2 danseurs expérimentés qui dansent pour eux, leur propre plaisir, qui communiquent tout d’abord entre eux, ce qui naturellement rayonne et est perçu par le public, et les mêmes qui dansent pour offrir une représentation au public. L’une est improvisée, sobre, alors que l’autre est chorégraphiée et en jette. L’éternel dilemme des démonstrations: gymnastique ou tango? Ce que veut le public, pardi! Et vu que souvent, le public veut voir les gestes les plus exceptionnels, ceux qu’ils ont sué pour apprendre durant le stage du week-end, cela explique pourquoi la plupart des démonstrations, pour moi, sont juste trop.

Surtout quand je regarde encore une fois cette vidéo.

Merci à Martine de l’avoir mise en avant.

Certains aiment mettre des noms sur les styles, quant à moi, je ne suis pas sûr de pouvoir le faire sans me tromper. La mère de toutes nos grandes sources plus ou moins fiables (Wikipedia, donc) nous dirait que c’est du Tango Salon, du style Villa Urquiza, vu que c’est de ce quartier qu’elle vient, près du Sunderland, et là-bas qu’elle danse depuis qu’elle est môme.

J’avais voulu aller voir un cours avec elle, mais je suis arrivé devant un interphone et une porte fermée dans le quartier de Boedo. Elle allait avoir un enfant. Elle est mariée et danse maintenant avec Ezequiel Paludi. Il semblerait que ce ne soit malheureusement plus la même chose. Cet autre témoignage va dans la même direction . Votre avis?

Par ailleurs, saviez-vous que Geraldine a joué dans Assassination Tango de Robert Duvall?

Si vous aimez bien lire des témoignages et apprendre davantage d’anecdotes sur le tango, allez faire un tour sur la toile en commençant par consulter la revue de blogs

~ par jononline sur 22/08/2009.

Une Réponse to “Les pieds de Geraldine Rojas”

  1. […] Pour finir, je mentionnerai Lonewolf, un danseur de Singapore, qui par exemple a été enchanté par les classes de Javier Rodriguez, celui justement qui faisait la paire avec Géraldine. […]

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